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#Généathème – L’épine de 2015 ~ Mais d’où sont-ils ?

Après une petite pause hivernale, reprenons la plume !

Je profite donc du généathème de Janvier pour reprendre une branche où je suis stoppé net dès la septième génération. Malgré mes investigations, je n’ai aucune idée d’où sont originaires les parents de l’arrière-arrière grand-mère de ma femme. Quels sont les faits et les informations en ma possession ?

Par une fraîche nuit de décembre 1877, le  douze pour être exacte, naquît l’arrière-arrière grand-mère de ma femme, Marie Olympie à Raissac d’Aude (Aude). C’est la fille d’Etienne CARRÈRE âgé 30 ans et de Marie Jeanne CAUHAPÉ âgée de 26 ans. Ce qui nous donne des années de naissances respectives de 1847 et 1851  (∓ 1 an).

Ensuite, pas grand chose ! Le recensement sur la commune s’arrête en 1876 et l’on y trouve bien Etienne (Employé des chemins de fer, originaire des Basses-Pyrénées, ancien nom des Pyrénées-Atlantique) mais il n’est pas présent lors de celui de 1872. Je retrouve leurs traces en 1884 dans l’Aveyron grâce à Généabank où la sœur de Marie OlympieMarie Magdeleine, voit le jour à Fondamente. Etienne a maintenant 38 ans et Marie Jeanne, 32 ans (soit 1846 et 1852 pour les années de naissances théoriques des parents). Il est toujours employé des chemins de fer.

Recensement Raissac d'Aude 1876 (Archives de l'Aude - 102NUM/6M216/1)
Recensement Raissac d’Aude 1876 (Archives de l’Aude – 102NUM/6M216/1)

De nouveau plus aucune information ! Jusqu’au mariage de Marie Olympie en 1901 à Saint-Jean-Pla-De-Corts (Pyrénées-Orientales). Dans l’acte de mariage de cette dernière avec Joseph GERMA, il est indiqué que les parents de la mariée sont résidents de cette commune. Le père est toujours dans les chemins de fer en tant que Chef de Station à Saint-Jean-Pla-De-Corts. J’ai écrit à la mairie pour qu’ils consultent les tables décennales pour y trouver une trace de ces deux personnes, mais hélas sans succès. J’ai donc posé la même question à Brouilla (Pyrénées-Orientales) où est décédée Marie Olympie en 1952 et pareil aucune information, les parents de Marie Olympie ne sont pas décédés là.

Je me suis aussi rapproché du Cercle des cheminots mais Etienne n’apparaît pas dans leur base de données. Pareillement dans les archives des Pyrénées-Atlantique pour les fiches matricules ni dans celles des Pyrénées-Orientales. Je ne sais pas trop par où chercher maintenant. J’attends de voir avec les recensements de l’Aveyron quand ils seront en ligne…

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#Généathème – La Première Guerre Mondiale

Je n’ai pour le moment que peu de personnes ayant vécu la Première Guerre Mondiale depuis le front. Jacques Roque (Mort pour la France) ou encore Grégoire Boubennec (blessé & décoré) qui sont les deux principales personnes de mon arbre mais dont j’ai déjà parlé dans des articles du #ChallengeAZ. En cherchant de qui ou de quoi je pourrais parler pour le thème de Novembre, une idée a germé : « Et si j’étais né 100 ans plutôt ? J’aurais sans doute participé à la Grande Guerre ».

J’ai donc cherché un poilu Mort pour la France (l’occasion de d’indexer une personne de plus) qui serait né le 17 Janvier 1884 en Ille-et-Vilaine.

 Et si j’étais né en 1884 à Montauban (35), aurais-je été … ?


… comme Édouard FERRÉ, ce jeune montalbanais parti à la guerre mais qui n’en est jamais revenu.

Mort pour la France - Mémoire des Hommes
Mort pour la France – Mémoire des Hommes

Pierre Ferré & Marie Massart avait déjà 4 enfants quand Edouard vit le jour le 17 Janvier 1884 au Village de la Rue Gaudiche. Il aura par la suite 8 nouveaux frères & sœurs.

Archives d'Ille-et-Vilaine (3 P 5412 Section A2 des Ferrières. Parcelles 379-811) 1835
Archives d’Ille-et-Vilaine (3 P 5412 Section A2 des Ferrières. Parcelles 379-811) 1835

Édouard, contrairement à ses frères ne s’orienta pas vers une vie de cultivateur mais travailla en tant que domestique tel que l’indique sa fiche matricule.

Famille Ferré (Hérédis)
Famille Ferré (Hérédis)

Le 2 Août 1914 comme dans tous les villages de France, les cloches sonnèrent pour signaler la Mobilisation Générale. Edouard et ses frères se sont donc rendu comme tous les autres hommes du village sur la place de la mairie. Ange parti dès le 3 Août, suivirent le lendemain Edouard et Jean-Baptiste et finalement Pierre parti lui le 12 Août. Sur les 4 frères deux ne reviendront pas dont Edouard.

Place de la Mairie ( 6 FI MONTAUBAN-DE-BRETAGNE_21)
Place de la Mairie (6 FI MONTAUBAN-DE-BRETAGNE_21)

Ange est blessé le 15 Août 1918, il sera soigné à Louviers (Eure) puis à Saint-Lô (Manche). Jean-Baptiste lui, fera des allers-retours entre l’hôpital et le front. Il souffrira d’une entérite, de douleurs aux jambes et d’une intoxication au gaz selon sa fiche.

Pierre, l’ainé des frères, décèdera peu de temps avant la fin de la Guerre le 26 Avril 1918. Il sera décoré de la Croix de Guerre Étoile de Bronze, on peut aussi lire :

Soldat dévoué et brave au front depuis le début
monte sans cesse les belles qualités d’énergie
de discipline et de dévouement s’est parti-
culièrement distingué par sa belle attitude
pendant la période du 1er au 15 8bre 1917. blessé
devant Hangard le 25 avril 1918 par éclats
d’obus dans le dos.

Quant à Edouard, il est affecté au 270e régiment d’infanterie. Ils partent le 9 Août 1914 par voie ferrée pour rejoindre Vouziers (Ardennes). Les premiers combats ont lieu vers le 20 Août mais les pertes sont légères. Les combats ne feront que s’enchaîner par la suite. Le régiment se déplace de Vouziers à Gercy, puis Agny en Janvier 1915.

En Mars 1915, le régiment a reculé légèrement mais se trouve à proximité d’Arras.

Jusqu’au débout du mois d’Août, le régiment stationne dans les environs d’Arras avant de partir pour Vavincourt (Meuse) puis ils remontent vers le nord en passant par Clermont-en-Argonne (Meuse) avant d’être positionnés près de Vienne-le-Château. La journée du 8 Septembre sera la dernière journée d’Edouard, des combats ont eu lieu dans les tranchés de La Harazée. Cette journée comptera 16 morts et 20 disparus pour ce régiment.

Une tranchée à La Grurie (La Harazée) - Source Gallica
Une tranchée à La Grurie (La Harazée) – Source Gallica

Pierre, le père, n’aura pas à vivre la perte de ses fils puisqu’il est décédé avant le début de la Guerre. Par contre sa femme, elle aura porté le deuil deux fois. Les autres vécurent relativement vieux et eurent sans aucun doute une bien belle descendance. D’ailleurs aujourd’hui, dans ce lieu-dit il y a toujours une ferme, un élevage de vache laitière appartenant à un certain Philippe FERRE…

Toutes les données que j’ai relevé pour cet article sont disponible sur Généanet (soldatferre). Sur demande je peux fournir le GEDCOM si jamais cela peut intéresser quelqu’un. Je n’ai recherché que les frères & sœurs d’Edouard.
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#Généathème – 100 mots pour une photo !

Ayant fait l’impasse pour le généathème du mois de Septembre, me re-voici pour le ce doux mois d’Octobre. J’ai choisi de faire d’une pierre deux coups en présentant une photo que j’aime beaucoup et cela en 100 mots !

Il s’agit d’une photo de mon grand-père maternel décédé en 1997 sur laquelle il doit avoir 2 ou 3 ans.

BOUBENNEC Joseph
Joseph Boubennec (1923 ~ 1997)
Photo ± 1927
Collection personnelle

Né en 1923 à Carnoët (22), il y passera son enfance. Il est météorologue de formation mais sera pendant la seconde guerre mondiale instituteur. Il épousera à Rennes Gilberte Chalendard en 1954 avant de partir travailler à la station météo de l’aéroport de Dinard-Pleurtuit (près de Saint-Malo – 35). Il aura une fille en 1958 et finira ses jours sur la commune de Pleurtuit. Je me souviens de lui comme d’un grand-père. Il n’avait pas pu être un enfant… Et pourtant en voyant cette photo c’est un pan de sa vie que je n’ai pas connu qui s’offre à moi.

N’est-ce pas ce qu’illustre Michel Sardou dans sa chanson « Une fille aux yeux clairs » ?

 

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#Challenge AZ – Q comme Quartier

Lors de la rédaction de la lettre I, j’ai eu la chance de découvrir ce qu’allait être le thème de ce jour. En effet, en voulant illustrer mon article avec une représentation de mon arbre, je suis tombé sur le modèle en éventail.

Arbre éventail (Heredis 2014)
Arbre éventail (Heredis 2014)

Ce qui m’a sauté aux yeux ce sont les différentes couleurs pour chaque quart. En cherchant un peu, j’ai trouvé la notion de généalogie ascendante par quartier. Il s’agit là du fait de remonter chaque lignée familialle que ce soit du côte paternel ou bien du côté maternel. Ce qui est un peu en opposition avec la généalogie ascendante agnatique qui ne consiste qu’à remonter la lignée du père, celle dont est issu notre patronyme.

Donc, je fais de la généalogie par quartier ! Mazette !

Chaque quartier représente un des grands-parents de la racine de l’arbre. Il n’y a donc jamais de fin réelle à nos recherches car tant que nous trouvons des ancêtres, il y aura des parents et donc des grands-parents.