Rendez-vous chez le notaire #RDVAncestral

Je rejoins aujourd’hui Antoine Bérard, avec qui je n’ai pas de lien, et mon arrière-arrière-arrière-grand-mère Magdeleine Chalendard, sur la route d’Yssingeaux. Magdeleine est déjà mère mais le père n’a pas reconnu l’enfant. Nos deux jeunes tourtereaux n’ont pas encore convolé en juste noce, ce sera dans 2 semaines, le 8 Janvier 1868 au Pertuis. En attendant, ils se rendent ce 24 Décembre 1867 chez Maître Courbon pour rédiger leur contrat de mariage.

Je me trouve à l’entrée de l’étude et je vois arriver Antoine avec son père Pierre. Ils arrivent tous les deux de Saint-Julien-du-Pinet (à environ 11 km). Puis arrive quelques minutes plus tard, Magdelaine avec sa mère Martine Suc. Elles viennent de parcourir les 8 kilomètres qui séparent Yssingeaux et le lieu de la Vézolle au Pertuis.

Malgré le froid régnant en pareil saison dans cette région, tout le monde semble décidé à se rendre chez Maître Courbon.

L’ensemble des protagonistes est accueilli par le greffier de l’étude. Ce dernier accompagne le groupe dans le bureau de Claude Courbon. Le feu de l’âtre permet à tout le monde de se réchauffer un peu. Mais le notaire ne perd pas de temps. Nous sommes la veille de Noël, il ne faudrait pas qu’il soit en retard pour le souper !

Ils commencent par lister la constitution de la dot de Magdelaine :

  • ses gains et économies,
  • son trousseau (habits, nappes, linges et hardes),
  • objets mobiliers suite au décès de son père, dont elle jouit de moitié avec sa sœur, dont la valeur est évaluée à 550 francs,
  • droits immobiliers selon la même indivision.

Le mariage se fera sous le régime exclusif de communauté.

Arrive le moment de signer. Antoine est interpellé par le greffier et répond qu’il ne sait pas signer, tandis que sa femme prend la plume est signe d’une belle écriture. D’autres témoins, non-cités, signent également. Notamment de la famille de la mère de Magdeleine, car l’on retrouve plusieurs signatures aux noms de Suc.

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Signatures au bas du contrat

Maintenant que ces documents sont faits, tout le monde s’emmitoufle pour retourner affronter le froid de ce mois de décembre. Des mains sont serrées chaleureusement tandis que quelques belles accolades concluent cette journée avant que tout le monde ne se retrouve pour le grand jour au Pertuis pour le mariage tant attendu.

 

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Briqueloup dit :

    Dans ces pays de neige, de burle et de grands sapins noirs (où vivaient aussi mes ancêtres), il peut faire froid un 24 décembre. Ce récit me transporte en Haute-Loire, les patronymes et les lieux sont familiers même s’ils ne touchent pas mes aïeux.

    Aimé par 1 personne

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