N comme Notaire

Tout d’abord, je tiens encore à remercier Evelyne pour avoir pris du temps dans ses recherches pour retrouver mes deux contrats de mariage lors de son déplacement aux archives de la Haute-Loire. Il y a déjà 2 ans !

Une belle opportunité

Début Juillet 2014, Evelyne nous a fait savoir qu’elle se rendait aux AD43 pendant les vacances.

J’avais trouvé il y a peu de temps deux mariages pour lesquels des contrats de mariages avaient été rédigés. Je m’étais dit qu’un jour peut-être je me rendrais sur place pour les consulter. Et par cette belle journée du 07 Juillet, mon sauveur arrive !

Je prends contact avec elle pour savoir quand elle s’y rend pour lui fournir les informations. Quelques jours plus tard, un petit message de sa part m’indiquant qu’elle a trouvé les informations. Le soir même dans ma boîte mail des photos des différentes pages des deux contrats de mariage.

J’ai ressenti la même chose que lorsque j’ai lu mes premiers registres matricules ; l’impression de découvrir et de connaître des personnes disparues de ma famille. Un vrai gosse ! Je parcours rapidement les différentes pages pour découvrir leurs contenues.

Et qu’ai-je appris ?

La formulation dans les contrats est particulière. Étant donné que c’est la première fois que j’en parcours j’ai un peu de mal à tout déchiffrer. De plus, je trouve cela assez redondant. Il y a comme un plan annonçant les différents points abordés dans l’acte en lui même et ensuite le détail.

Les deux contrats ont été rédigé chez Maître Claude COURBON, notaire à Yssingeaux.

Le premier acte date du 24 Décembre 1867 (je pense que de nos jours obtenir un rendez-vous chez un notaire un 24 Décembre ne doit pas être une chose facile mais passons, à époques différentes, mœurs différentes) et le second le 3 Novembre 1894.

On nous présente les deux futurs mariés de la même manière que dans un acte de mariage et la filiation directe. Arrive ensuite la partie pour laquelle l’acte a été rédigé, à savoir la dot, les trousseaux de linges, du mobilier (souvent suite à une succession). On y apprend parfois que les objets de successions ont été partagés avec les frères & sœurs. Les divers objets de la dot sont évalués afin d’établir la somme de la dot. Par exemple, en 1867 :

Divers objets mobiliers qu’elle a recueilli dans la succession de son père et dont elle jouit indivisément avec sa sœur Marie Chalendard, sa part évaluée  cinq cents cinquante francs.

Pour information 1 franc en 1860 équivaudrait à 2 € aujourd’hui. Le mobilier s’élèverait donc à 1 100 €.

On y trouve aussi des dons de personnes plus ou moins proches, une tante, un oncle …

En même considération du mariage Mme Marie Chalendard veuve Lagreval tante du futur époux pour donner à ce dernier une preuve de son affection a déclaré faire donation à Mr Firmin Chalendard son neveu qui accepte et l’en remercie de la somme de 1 000 francs à prendre sur les biens dépendant de la succession de la donatrice […]

Le don est notifié mais il ne sera effectif qu’au décès de sa tante.

J’ai d’autres contrats de mariages à dépouiller mais je n’ai pas encore eu le temps. Ils sont d’une autre région, la Normandie, ils auront peut être d’autres spécificités.

Voici une nouvelle fois une nouvelle source d’information qui permet de mieux comprendre comment se passaient les mariages à l’époque et de quoi pouvait être composé une dot.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s