Publié dans Généalogie

W comme Webinar

Et voilà venu le temps de mon dernier article pour ce ChallengeAZ 2016. Je n’ai hélas aucun sujet pour les trois dernières lettres de l’enfer X,Y & Z.

Pour ce dernier article je vais aborder le sujet des webinars. Dans le cadre de mon activité professionnelle, j’ai l’occasion de temps à autre de suivre une conférence en ligne en visioconférence ou bien en partage d’écran pour les powerpoints (ou autre). Je trouve le format très pratique car il est peut être suivi de n’importe où.

C’est ce dernier point qui m’a donné l’idée de cet article. J’habite Toulouse et la région parisienne ce n’est pas la porte à côté. C’est pourtant là bas que ce passe la plus part des Matins Malins de la Généalogie auquel j’aimerais bien participer. Cela serait donc une bonne idée si de temps en temps, lorsque le lieu de la rencontre s’y prête, que l’on puisse suivre à distance les présentations.

Je n’irai pas jusqu’à proposer une solution avec échanges de questions/réponses en direct ou juste en suivant car cela pourrait vite devenir compliqué pour les conférenciers. Gérer les personnes présentes et les personnes en ligne … bonjour la zizanie.

Donc si jamais Messieurs les organisateurs des ces rencontres vous me lisez, pourriez-vous mettre ma petite suggestion dans la boite à idée ! 🙂

Publié dans ChallengeAZ, Généalogie

T comme Tabac

Je me suis rendu aux Archives d’Ille-et-Vilaine l’année dernière et lors de la recherche d’informations sur mon fameux couple Cornée ~ Viel, j’ai regardé les documents liés aux informations militaires mais côtés pensions. C’est alors que je suis tombé sur une drôle de lettre de 1849 écrite à Monsieur Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République.

En substance, Eugène Didier, l’auteur de la lettre, explique que son père s’est battu de 1792 à 1815, notamment dans les Armées Napoléoniennes, qu’il fût réformé en 1815 à cause des ses honorables et nombreuses blessures, et qu’il obtint en 1804 un bureau de tabac à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) qui pouvait rapporter jusqu’à 1 800 francs par an (1 franc ≈ 2 €). Les débitants de tabac à l’époque était souvent des anciens combattants ou bien des veuves & orphelins de soldats.

Hélas, le père d’Eugène, perdit se droit à la chute de l’Empereur en 1815. On apprend dans la lettre qu’il mourut 18 ans plus tard dans la misère. Il énonce ensuite les statuts de ses frères et sœurs et fait appel à la générosité du président en remerciement pour les souffrances que son père a vécu pour la « cause et Monsieur son oncle (Napoléon 1er, ndla) ».

 

Publié dans Généalogie

S comme Séquestration

Voilà encore un titre qui n’est pas très engageant, un comme peu pour le A ! Car comme souvent toutes les histoires ne sont pas heureuses.

Commençons par le commencement

Le grand-père de mon arrière-grand-père, Jean-Marie LE BOUBENNEC, est né en 1806 à Trédrez, Côtes-du-Nord. Il est meunier comme le seront certains des ces enfants et petits enfants. Il épouse Louise Le MEUR en 1838 dans la ville de Plouaret, Côtes-du-Nord.

Ils se sont installés à Plouaret d’où est originaire Louise. On les retrouve dans les recensements de la ville.

R - 1841 - Plouaret - BOUBENNEC LE MEUR
Recensement Plouaret 1841

Ils ont eu ensemble 8 enfants dont seulement 4 arrivèrent à l’âge adulte dont mon arrière-arrière-grand-père (mais vous aviez deviné). La vie n’a pas été toujours facile pour Jean-Marie. Après avoir perdu son père à l’age de 7 ans, il a dû ensuite déclarer le décès de son premier fils alors que ce dernier n’avait même pas un an, puis sa femme Louise mis au monde un enfant mort-né. Enfin en 1851, il déclara le décès de sa fille Anne-Marie âgée de seulement 3 mois. Est-ce cette accumulation de faits ou une maladie mais peu de temps après, en Août 1853 un arrêté est publié par le préfet pour que Jean-Marie soit interné d’office. Il entrera dans l’asile de Léhon le 2 Septembre 1853.

RL - 1853 - LE BOUBENNEC Jean-Marie - 1
Registre de Loi – Hôpital Saint-Jean-de-Dieu

J’ai l’honneur de vous informer que par arrêté de ce jour, j’ai ordonné la séquestration d’office à l’asile de Léhon de Le Boubennec Jean-Marie de la commune de Plouaret.

Je vous adresse le certificat du médecin qui constaté l’aliénation.

Saint-Brieuc, le 26/08/1853

Dans le document de Registre de Loi, on y trouve aussi ces passages datés de début septembre 1853 :

[…] Le Boubennec Jean-Marie atteint d’aliénation mentale que son état empire et qu’il est devenu furieux et dangereux pour sa famille […]

[…] Déclaré bruyant, une très grande agitation et le désordre dans toutes ses actions. […]

Sur la seconde page de ce registre, nous pouvons trouver des notes concernant l’évolution de l’état du malade, en l’occurrence aucune évolution positive.

  • Septembre 1853 : délire bruyant, agitation, désordre des actions
  • Octobre 1853 : idem
  • Novembre 1853 : idem
  • Décembre 1853 : tremblement des membres, affaissement
  • Janvier 1854 : même état

Il décédera le 7 février 1854 dans cet hôpital.

Mais comment en suis-je arrivé là ?

Non, je ne parcours par la Bretagne et ses hôpitaux pour parcourir les registres. Ce qui m’a intrigué c’est la distance entre sa commune de résidence et le lieu de son décès. L’acte de décès ayant été retranscrit dans la commune de Plouaret cela m’a permis de le suivre à Léhon. Il y a en gros 130 kilomètres entre les deux communes, ce qui pour l’époque est très éloigné.

2016-06-24_09h32_19
Plouaret ~ Léhon (Google Maps)

En lisant les informations des témoins, nous voyons un journalier et voisin Charles Lehoux. Ici rien de particulier. L’indice important est le second témoin. Raphaël Bénézech vivant à Léhon, ami du défunt, profession : Frère Hospitalier. Quézako ? Petite recherche sur Google ou Qwant, pour les frères hospitalier de Léhon. Il se trouve qu’il s’agit des frères qui travaillent à l’hopital Saint-Jean-de-Dieux, un hôpital psychiatrique.

J’ai donc pris contact avec eux pour savoir s’ils possédaient le dossier médical de Jean-Marie Le Boubennec. Ils ne l’avaient plus, la seule chose qu’ils ont conservé ce sont les Registres de Loi avec les informations dont je parle au dessus. Cela ne permet pas de connaître tous les détails de l’histoire mais on y apprend quand même beaucoup de chose.

765_001
Maison des Frères Hospitaliers de St-Jean-de-Dieu à Léhon (Côtes-du-Nord) – Edition M. Pambrun
Publié dans ChallengeAZ, Généalogie

V comme Van Gogh

Ma lettre P portait sur la psychogénéalogie et je vais vous parler du cas de Vincent Van Gogh qui a été un enfant de remplacement.

Bien que Vincent soit l’aîné de la famille, c’est en fait le second enfant de la famille. Il est né un an jour pour jour après son frère Vincent décédé à la naissance.

2016-06-12_16h31_33
Les 7 enfants de Théodorus VAN GOGH et Anna Cornelia CARBENTUS (www.van-gogh.fr)

Il y a donc phénomène de répétition avec le prénom et un syndrome de remplacement du fait que le couple ait redonné le même prénom à ce nouvel enfant. Dans l’idée de la psychogénéalogie, Vincent vit la vie de son frère et il le remplace aux yeux de ses parents. Il ne trouve donc pas sa place et cela est probablement la raison de son isolement. Ne sachant pas où se trouve sa place il préfère vivre reclus.

Lorsque son frère Théo, de qui il est très proche, lui annonce la naissance de son fils Vincent (comme leur oncle, le frère défunt et lui même), Vincent se retrouve une fois de plus face au fantôme de son frère. Dans les lettres qu’il échange avec son frère Théo, Vincent ne le nomme jamais, il l’appelle « le petit« . Comme s’il considérait qu’il n’y avait pas la place pour un autre Vincent dans la famille.

Vincent se donna la mort quelques mois plus tard. Est-ce lié ou non, chacun pourra se faire sa propre idée. Mais toujours dans l’idée de la psychogénéalogie, Vincent aurait fait cela afin de laisser vivre son neveu.

Lors de la présentation de la psychogénéalogie par Danielle Nicouleau, elle nous a parlé d’une lettre où Théo annonce le prénom à son frère en ajoutant espérer que celui-ci vivra. Mais je n’ai pas su trouver cette lettre …

Publié dans ChallengeAZ, Généalogie

R comme Récompense

Dans le registre des documents retrouvés dernièrement dans les greniers familiaux (voir l’épisode précédent), je vous présente les Médailles d’Honneur du Travail.

Je vais paraphraser Wikipedia pour l’explication de cette médaille :

La médaille d’honneur du travail récompense l’ancienneté des services honorables effectués ou la qualité exceptionnelle des initiatives prises par les personnes salariées ou assimilées dans l’exercice de leur profession ainsi que leurs efforts pour acquérir une meilleure qualification.

Wikipedia

Cette récompense possède quatre niveaux de récompense :

  1. 20 ans de services donne le droit à l’échelon argent
  2. 30 ans, vermeil
  3. 35 ans, or
  4. et finalement au bout de 40 ans de services le Grand Or.

Ces échelons ont modifié en 1976 et en 1994 concernant le nombre d’année pour obtenir les différentes médailles.

Mon arrière-grand-père côté maternel n’a pas eu le Grand Or mais uniquement l’Or pour 45 ans de services, comme quoi le nombre d’années a été revu à la baisse.

1963 - CHALENDARD Jean - Médaille d'honneur Or
Certificat Médaille d’Honneur du Travail Or

Je travaille depuis 10 ans auxquels on peut ajouter quelques mois de différents petits jobs d’été… La route est encore longue avant d’avoir autant d’ancienneté !

Sa femme quant à elle a obtenu un diplôme pour services rendus au sein d’une activité dépendant du ministère de la Défense. Elle travaillait aux arsenaux de Rennes.