#Challenge AZ – Z comme Zéro…

Jean-Marie GOURDEL est né 25 Novembre 1847 à Trélivan, petite ville des Côtes-du-Nord de 726 âmes (Recensement de 1846 – Wikipédia).

Alors qu’il vivait à Bobital, il épousa le lundi 1er Juin 1874 à Trévron, Florence LEROY. Il avait 26 ans et elle 27. Ils s’installèrent à Trévron et comme tout couple, ils tentèrent d’avoir des enfants. Mais hélas aucun des enfants qu’ils eurent n’eût la chance de survivre plus de trois jours.

Sur les 8 enfants qu’ils essayèrent d’avoir 5 étaient mort-nés (en 1875, 1876, 1877, 1878 et 1884) et 3 ne vécurent quelques heures.

Henry, le premier a naître vivant le 23 juin 1879 décéda prématurément le 25 juin. Vînt ensuite Azeline, en Janvier 1882, elle ne survécut qu’un jour (du 8 au 9 Janvier). Enfin, la dernière, Valentine, naquît le 28 Janvier 1883 pour finalement s’éteindre le 31 du même mois.

Jean-Marie effectua les 8 déclarations de naissances et 7 pour les décès. En tant que père je n’ose pas imaginer la difficulté que cela doit être. C’est une bien triste vie qu’ils ont dû avoir. 8 grossesses menées à termes et aucun enfant ne leurs survécût. Certes à l’époque il était fréquent de mourir de la variole, de la tuberculose ou encore de la diphtérie (Source : Comment seriez-vous mort il y a cent ans ?) mais de là à perdre tous ces enfants, si jeune… Il n’y a aucune mention sur les actes concernant les raisons de la mort des enfants. Peut-être connaissez une source qui permettrait de creuser ces cas ?

 Et vous avez-vous rencontré des cas tristement similaires ?

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Cécile-A. dit :

    Merci pour cet article ; ça fait toujours mal au coeur de voir les enfants naître et mourir successivement au fil des actes… J’ai reconstruit une vingtaine de familles au XVIIIe siècle et la mort des enfants en bas âge (moins de 1 an souvent) est malheureusement courant. Pire encore : parfois, l’acte de décès n’est pas enregistré. En général la cause du décès n’est pas mentionnée ; elle l’est que dans les cas un peu hors du commun comme la noyade, du moins dans ce que j’ai observé. En général, ce sont les maladies qui emportent ces petits enfants, ou peut-être aussi, dans votre exemple des morts-nés, un problème dans l’accouchement.

    Aimé par 1 personne

    1. Yann L. dit :

      Au fil des lectures et des recherches, j’ai eu souvent des enfants qui sont décédés assez jeune. Mais le cas ci-dessus et vraiment le seul où aucun enfant ne survit … C’est bien triste mais c’était la vie de l’époque aussi.

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      1. Cécile-A. dit :

        Oui, psychologiquement, ce devait être très dur pour ces femmes à cette époque !

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  2. iktomi973 dit :

    J’ai en effet trouvé dans mon propre arbre généalogique quelques cas similaires, dont le plus frappant est celui, en Savoie, d’une fratrie de 9 enfants nés entre 1844 et 1861, dont seuls 3 semblent avoir atteint l’âge adulte (parmi eux l’un de mes arrière-arrière-grands pères décédé en 1932 à 79 ans) tous les autres sont morts entre un jour et dix ans. Il n’y a en effet pas de mention des causes de décès sur les actes, peut-être faudrait-il regarder du côté des conditions sanitaires propres à chaque région et à chaque époque.

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    1. Yann L. dit :

      Les conditions étaient certainement moins bonne que maintenant mais il faut aussi prendre en compte la pénibilité du travail, le jeune âge auquel ils commençaient à travailler … C’est un tout à mon avis. On est vraiment pas à plaindre à notre époque même si d’autres maux sont arrivés.

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