#Challenge AZ – U comme Uchronie

Uchronie : Dans la fiction, l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. « Uchronie » est un néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle d’utopie, avec un « u » négatif et « chronos » (temps) : étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas.
Wikipédia

Lorsque je suis tombé sur l’affiche ci-dessous, je me suis demandé si mes aïeux y avait participé. Jean-Marie LE BOUBENNEC, ancien meunier de Plouaret, a très bien pu s’y rendre et peut être même y participer. En lisant l’article d’Évelyne Achon lors du généathème du mois d’Avril, je me suis dit que cela pourrait servir de base pour l’un des articles du Challenge. Ce n’est pas une rencontre mais le récit d’un moment de vie à une autre époque.

Archives départementales des Côtes d'Armor
Archives départementales des Côtes d’Armor

Nous sommes le 12 Juillet 1897 à Plouaret !

Il fait chaud , les températures de ce mois de Juillet sont plutôt élevées et il y a peu de précipitations pour rafraîchir l’air. Malgré tout, la ville est en pleine effervescence. Depuis hier c’est la fête de Plouaret. Les 2900 âmes du village se retrouvent pendant 4 jours pour participer aux festivités. Au programme de cette année, courses, luttes, jeux de forces… Et surtout les courses aux bagues.

Saumur École de Cavalerie Course de bagues (Carrousel)

Comme chaque année depuis ses 16 ans, Jean Marie Le Boubennec participe à ses courses. Il ne rate jamais une occasion de briller devant les plouarétais bien qu’il ne vive plus dans cette commune mais à quelques kilomètres à La Chapelle Neuve. Il ne fût pas présent à l’édition du 1884 de cette fête car il était de mariage le 6 Juillet, son mariage avec Marie Perinne LE FOLL. Mais depuis, même lorsque Marie était enceinte ou les enfants en bas âge, il participait. Cela lui a permit de gagner un peu d’argent pour permettre d’améliorer le quotidien. Fini les pommes de terre et les soupes de légumes, il a pu offrir à sa famille quelques bons morceaux de viandes bien choisi.

Cette année, le travail est difficile, le mois de Juin est chaud et sec comme en Mai. Peu de précipitations et peu de vent. Jean Marie est meunier, le vent et l’eau lui permettent de travailler. Les journées sont donc harassantes pour lui afin de réussir à produire la farine qu’on lui a commandé. Le cour d’eau n’ayant pas son débit habituel, il doit travailler beaucoup plus qu’à l’accoutumé.

D.Chatry 1997

Malgré la fatigue, l’envie de remporter encore une fois la course lui donne des ailes. Il n’a guère pu se préparer mais il compte sur son expérience. Cette année en plus, il y a beaucoup de participants. La prime au vainqueur n’en est que plus importante. Ses enfants, Yves, Émile et Grégoire (mon arrière-grand-père), sont présents pour la première fois. Cela fait chaud au cœur de Jean Marie. Ils sont venus l’encourager, pendant que Marie est resté s’occuper au moulin avant de rejoindre toute la famille pour profiter des danses et faire quelques pas « Avant-quatre du Trégor à deux couples« .

Les chevaux souffrent de la chaleur. Ils restent à l’abreuvoir et ne semblent pas vouloir quitter cette place à l’ombre de l’église.

Église de Plouaret (Archive des Côtes d’Armor)

De son côté Yves profite de cette belle et chaude journée pour participer à la grande course des enfants. Il a l’habitude de courir car tous les jours pour se rendre à l’école, il doit courir tellement il est en retard.

La journée se passe à merveille si on occulte la petite bagarre entre François et Grégoire (les témoins de la naissance de Yves). Encore et toujours la même histoire entre ces deux là. Ils n’arrêteront jamais de ressasser cette vieille histoire de Juillet 1875 lorsqu’ils ont fini ex-æquo à la grande course. Les deux pensent avoir gagné… Heureusement pour tout le monde Yves est arrivé. Il avait fini 3ème de la course. Et il voulait fêter cela et emmena ses amis pour qu’ils soient présent à la remise de la récompense, son premier franc rien qu’à lui.

Le soleil se couchant la température tomba un peu. La journée fût rude pour tout le monde. Et dire qu’il va falloir remettre tout ça demain. Jean Marie s’est qualifié pour les courses du lendemain.

Et aujourd’hui ?

Et bien aujourd’hui, le mois de Juillet est encore un mois où le comité des fêtes de la ville de Plouaret travaille beaucoup comme on peut le lire dans le Bulletin Municipal de Septembre 2013.

Sources :
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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Evelyne dit :

    Ainsi, nous pratiquons l’uchronie ! Cela donne des récits très vivants et agréables à lire. J’apprécie beaucoup…
    Merci pour le partage et la mention 😉

    J'aime

    1. Yann L. dit :

      De rien 🙂 Tout le plaisir était pour moi à lecture de l’article et par la suite pour la rédaction du mien !

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  2. Marine Pommereau dit :

    C’est très sympa cette façon de rédiger !
    Et tu nous a régalé ! A refaire 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Yann L. dit :

      Merci ! On retentera l’expérience lorsqu’un sujet s’y prêtera. L’image de la fête du village a été un vrai déclencheur.

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